MEMBRES
  • De l'Empereur aux

    moines bénédictins


    Les avancées de la civilisation s'accompagnent d'un développement de la vigne et du vin. L'époque carolingienne, celle du règne de l'empereur Charlemagne (742-814) plus particulièrement, en témoigne.


    L'empereur apprécie le vin et promeut une consommation modérée. Il pousse ses subordonnés à la mise en place « de règles précises pour la production et le maintien d'une viticulture qualitative au service de tous », écrivent Corinne Lefort et Karine Valentin*. Il exigera de ses régisseurs l'application de méthodes et de techniques innovantes dans la vigne et dans les chais.


    Son secrétaire prend note de cette injonction impériale : « Que nos intendants se chargent de nos vignes, celles qui sont de leur ressort, et s'en occupent bien, qu'ils versent le vin dans de bons récipients et fassent en sorte de veiller activement à ce qu'ils ne soient gâtés en aucune façon. (...) Qu'ils fassent envoyer pour notre usage le produit des ceps de nos vignes. » **


    « Qui sait boire sait régner » affirme un adage... A Fronsac, alors qu'il entend repousser les Vikings et les Sarrasins, sa table s'égaye du vin vermeil produit dans la région. A Tours, il boit les vins de Saumur. Le règne de Charlemagne est un long voyage au cours duquel il apprécie la dégustation de crus locaux, lui-même grand propriétaire de vignobles.


    Destin de lumière, l'empereur aurait remarqué que la neige sur la colline de Corton fondait plus rapidement que sur les autres collines de la région, il ordonna ainsi de planter des vignes à cet endroit particulièrement lumineux.


    Plus tard, en 775, Charlemagne fit don de ses vignes de Corton à l'Abbaye de Saulieu, les moines bénédictins étant les plus à la pointe des techniques viticoles de l'époque, les plus aptes à faire rayonner les vins du royaume. Un choix perspicace que les siècles suivants ne viendront pas contredire.

    * Grands Palais - Editions Les Idées Claires (2008)
    **Dans l'ouvrage « Charlemagne » de Georges Tessier - Editions Marabout (1982)

    De 1835 à aujourd'hui
  • De 1835

    à aujourd'hui


    En 1791, lors de la vente des biens nationaux organisée par le gouvernement révolutionnaire, les vignes de Charlemagne quittèrent les mains des moines de Saint-Andoche à Saulieu, achetées aux enchères par François Ray. Plus tard, Simon Very, fondateur du domaine Chanson racheta les vignes.


    Sa fille Marie-Eugénie se maria avec Charles Bonneau du Martray, l'un des descendants de Nicolas Rolin, fondateur des Hospices de Beaune. Sa dote comprenait 24 hectares de vignobles à Pernand-Vergelesses, Aloxe-Corton et Volnay.


    XIXe siècle, la famille Bonneau du Martray possède quelques hectares de vignes ayant pour coeur et joyau la totalité du climat Charlemagne sur la commune de Pernand-Vergelesses.


    Leur fils, Marie-Eugène Bonneau du Martray est un maillon essentiel dans l'histoire du domaine. Il permit à ce dernier de traverser les soubresauts de l'histoire sans en pâtir : guerre de 1870, de 1914-18, phylloxéra, etc., l'action de ce brillant ingénieur pendant ces heures sombres, a préservé l'intégrité de l'exploitation. Celle-ci est aujourd'hui telle qu'il l'a léguée aux générations suivantes. Son frère Paul, quant à lui, ne conserva pas la part de vignobles dont il avait hérité.


    Fils d'Eugène, René Bonneau du Martray rencontra lui aussi son lot d'évènements historiques éprouvants. Né en 1886, il connut les affres des deux guerres mondiales ; il en souffrira physiquement jusqu'à la fin de ses jours. Il prit toutefois très à coeur sa responsabilité à la tête du vignoble familial.


    Sans enfant, René Bonneau du Martray légua ses biens à sa nièce Alice Colonna de Giovellina, mariée à Jean le Bault de la Morinière.


    L'arrivée de Jean le Bault de la Morinière au domaine, en 1969, marque le début d'une large reconnaissance internationale pour les vins signés Bonneau du Martray. Les exportations s'organisent dans de nombreux pays et, en France, les deux Grands Crus du domaine sont présents sur les tables les plus prestigieuses. Dévoué entièrement au vignoble familial, il pérennise son activité en mettant en place des moyens de lutte contre l'érosion (construction de murs et de fossés). Des moyens de contrôle des températures font leur apparition, une démarche novatrice à l'époque, pour garantir des fermentations dans les meilleures conditions. De la vigne - avec un renouvellement qualitatif des ceps - jusqu'à la cave, Jean le Bault de la Morinière a fait du domaine Bonneau du Martray une référence parmi les producteurs de grands vins de Bourgogne.


    Son fils Jean-Charles le Bault de la Morinière rejoint le domaine en 1994.


    Dès 1997, il oriente progressivement le domaine vers l'agriculture biologique. Les premiers essais en biodynamie sont lancés à l'automne 2004.


    La reconnaissance s'amplifie à l'internationale.


    Les moyens de production du domaine sont améliorés. « Mieux comprendre la complexité de l'ensemble vivant dont nous avons la responsabilité pour préserver son intégrité, sa vitalité et sa diversité », telle est la ligne de conduite de Jean-Charles le Bault de la Morinière.


    Ainsi, 5 générations se succédèrent et participèrent à travers les âges à élever le Domaine au plus haut rang, digne de l'empereur Charlemagne.

    Le respect d'un héritage
  • Le respect

    d'un héritage


    Propriétaire de vignobles de renom en Californie et passionné de Bourgogne, E. Stanley Kroenke a souhaité servir l'histoire à son tour, en poursuivant cette même quête de perfection et d'excellence, à l'image des pages d'histoires écrites par les moines bénédictins, la famille Bonneau du Martray et Le Bault de la Morinière.

    L'équipe du domaine qui, à travers les âges, a façonné le style Bonneau du Martray, poursuit cette même tâche jour après jour, dans ce vignoble unique de la colline de Corton et dans les caves de Pernand-Vergelesses.

    Un constat
  • Un constat

    A la fin du XXe siècle, le domaine dû faire face à un problème agronomique majeur : l'érosion des sols de la colline de Corton, c'est à dire un volume considérable de terre perdue.

    Les causes de cette érosion se sont avérées être naturelles et humaines. La faille géologique et l'inclinaison des blocs rocheux dans le sous-sol de la colline ont contribué aux glissements de terrain. Le désherbage chimique, l'utilisation de produits phytosanitaires de synthèse et le non travail des sols ont aggravés ce phénomène d'érosion naturelle.

    En conséquence, le système racinaire du vignoble est devenu très superficiel et l'équilibre physiologique de la plante fut très perturbé.

    A l'aire d'une viticulture massive, chimique, il est devenu impératif de ré installer le vivant au coeur du système et de renouer avec une véritable notion de terroir. Le domaine a donc recherché la solution la plus efficace à ce problème d'érosion tout en respectant l'environnement de la colline et en améliorant l'équilibre et l'expression du lieu. Pour être pragmatique, il était primordial de développer le système racinaire en profondeur dans le sol. La biodynamie s'est alors avéré être une piste intéressante à explorer.

    Au cœur d'un écosystème
  • Au coeur d'un

    écosystème


    Plus qu'un outil permettant de redonner vie au sol et à la vigne, c'est toute une philosophie qui a pris naissance au sein du domaine, fédérant l'écosystème que constitue la colline de Corton dans son ensemble.

    Puis, c'est de manière empirique que la biodynamie s'est révélée : de premiers essais ont été effectué sur quelques parcelles du domaine afin d'apprécier les effets de ce mode cultural. Les premiers résultats visibles sur et dans les sols du vignoble ont été très rapides.

    Quelques années plus tard, la biodynamie se présente comme un extraordinaire régulateur de vie, à la fois capable de tempérer les excès et de révéler les processus les plus timides pour finalement aboutir à une culture harmonieuse et équilibrée.

    Le respect du vivant
  • Le respect

    du vivant

    Dès la première année, ce mode cultural a permis le développement de la vie du sol :

    - Gestion de l'eau : porosité du sol et sa capacité de stockage
    - Meilleure minéralisation : mobilisation des sels minéraux au bénéfice de l'alimentation de la vigne et de la flore spontanée
    - Structuration du sol
    - Retour de la flore spontanée.

    Quelques années plus tard, les sols résistent bien mieux au phénomène naturel d'érosion, et se sont reformés. La vigueur et l'architecture de chaque plante est régulée de manière homogène entre les parcelles et au sein d'une même parcelle, ce qui permet une meilleure photosynthèse.

    La maturation des fruits est plus homogène, la qualité des moûts et leur fermentescibilité se sont améliorées, et la qualité des vins a été nettement apprécié : les vins s'avèrent plus structurés, avec une plus grande complexité aromatique, portée très loin par un équilibre acide à la fois puissant et délicat.

    Une meilleure expression de la plante et de son milieu permet de révéler le terroir de manière plus nette. La biodynamie est un exhausteur de terroir, un prisme qui augmente chaque détail et présente le vin avec une plus grande pureté et une grande authenticité.

    L'ADN du terroir est une lecture ouverte que l'on peut apprécier tant dans les vins blancs que les vins rouges de Bonneau du Martray...

Mentions légales

Domaine Bonneau du Martray

2 Rue de Frétille  21420 Pernand Vergelesses
+33 3 80 21 50 64
contact@bonneaudumartray.com


Responsable de la publication
Thibault Jacquet


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